CLUB MARITIME.
Les marins des deux rives naviguent ensemble, mais la houle est sous les coques hendayaises entre le CMHT et le Centre nautique. Rencontre le 12 mars Naviguer en eaux calmes Le président
Héran a reçu une médaille. Le Club maritime d'Hendaye Txingudi a 50 ans. André Héran, président depuis 1987 a reçu dimanche, au terme de l'assemblée générale, la médaille de bronze Jeunesse
et sports.
Les deux sections sportives du club, pêche en mer et voile, accueillent 859 membres dont 413 propriétaires de bateau. Pour la section pêche, les bateaux de passage et la location
saisonnière ont connu en 2009, une baisse. Le club emploie trois salariés à plein temps. Le total des salaires et charges absorbe 66 % du montant des cotisations.
Francis Latarche est devenu le nouveau président de la section pêche. Il a bien l'intention de poursuivre les concours de pêche en 2010, qui connaissent un grand succès. Il souhaite aussi
développer l'école de formation pour les jeunes. En revanche, la section voile est en progression importante.
Alain Callède, le président de la section confirme que les liens avec le club de Fontarabie se consolident de plus en plus. La réappropriation de la Bidassoa se fait par les jeunes des deux
rives. Alain Callède entend leur offrir le meilleur de la formation « Nous avons les Jeux Olympiques en ligne de mire », rêve Alain Callède. En outre, des relations privilégiées se sont nouées
avec le club de Pau, « ceux de la montagne ». « Le CMHT doit devenir un grand pôle de voile pour rééquilibrer les deux autres pôles de Santander et de la Rochelle. » Mais il y a des remous sous
les coques : les relations avec le Centre nautique ne sont pas au beau fixe.
L'Office de tourisme ne gère plus le Centre nautique. Il est devenu une association dont le CMHT est co-administrateur « Nous connaissons avec le Centre nautique des problèmes d'usage et de
partage de territoire. Nous avons la nette impression qu'ils veulent nous écarter. Il y a un petit décalage entre la hauteur de vue du CMHT et la bassesse de comportement du Centre nautique.
»
Baisse de la subvention Une démonstration chiffrée a permis d'expliquer que le CMHT coûtait moins cher au contribua- ble que le Centre nautique et le YCSI. « Nous payons un loyer de 6 000 euros
par an. Les diverses aides publiques représentent 59 % des recettes. La subvention de la municipalité s'est élevée à 13 000 euros, mais à notre grande déception, cette subvention est ramenée à 4
300 euros. »
Le bilan s'équilibre avec un bénéfice final de 4 053 euros. Le maire est alors intervenu assez vertement. « En fait, j'ai l'impression d'assister à l'assemblée générale du Centre nautique. Ce
dernier marchait mal, et on l'a redressé en créant une association. En 2009, les pertes ont diminué. Le CMHT et le Centre nautique doivent travailler ensemble. Une réunion entre les deux
clubs sera organisée le 12 mars pour mettre les choses à plat. Quant à la subvention de 13 000 euros qui vous a été octroyée l'an dernier, elle était exceptionnelle.
Vous faites beaucoup de recettes et cette année toutes les associations verront leurs subventions diminuées de 10 %. Mais je vous félicite pour vos actions en faveur du transfrontalier, le CMHT
sera aidé. »
Kotte Ecenarro a renchéri en constatant que les assemblées générales du CMHT étaient toujours riches en débats. « Vos projets sont ambitieux. L'aide du Conseil général s'élève à 5 millions
d'euros par an pour les associations sportives et surtout pour les fédérations. » Puis il a souligné le rôle essentiel des associations en matière de lien social. « Si les enfants étaient dans la
rue, il y aurait un vrai coût social. »
Auteur : Édith Anselme









































